Chapitre 4 : Hotel California

Eagles – Hotel California

(Je rassure ceux qui connaîtraient le sens de la chanson, le Motel n’a rien d’un centre de réhabilitation pour drogués, mais par moment certains détails ici font réellement penser aux États-Unis, et puis je ne pense pas qu’on puisse refuser une occasion d’écouter cette chanson)

La Singapourienne, qui possédait une voiture, est partie mercredi matin, et je suis encore en train de chercher du boulot (la saison est pas très propice parait-il), autant vous dire qu’avec cet article il va falloir descendre d’un cran vos attentes en matière de paysages dépaysants, ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a rien à raconter loin de là !

Pour commencer, il a fallu que je redore un peu l’image de la France que mes pauvres talents en matière de cuisine de plats salés avaient quelque peu écornés. Les asiatiques, particulièrement ceux qui ne sont jamais allés en France, ont en effet une image du français romantique et très bon cuisinier (c’est quand-même plus flatteur que l’image des anglo-saxons).

J’ai heureusement pu me sortir de cette mauvaise passe en cuisnant quelques desserts bien de chez nous : tout d’abord un crumble pomme-bananes recette maison mardi soir pour le départ de la Singapourienne donc (il a pas survécu longtemps) et puis un gâteau au chocolat avec la recette de la maman qui va bien pour l’anniversaire de la gérante hier. Le beurre ici est légèrement salé et le four à tendance à cramer le dessus des gâteaux, mais heureusement ça se ressent à peine (il suffit de retourner le gâteau et on y voit… Que du feu) et ça a bien plu, vous serez heureux d’apprendre que l’honneur de la France est sauf.

Après des parties endiablées de « doudoucu » (trou du cul français prononcé à la chinois)e, des 2 chinoises restantes, l’une est partie aujourd’hui et l’autre doit partir demain, pour les remplacer une allemande est arrivée avant-hier, et ce soir c’est le retour de la « supervisor » australienne qui était en congé et l’arrivée d’une française (qui serait donc la troisième française que je rencontrerai du séjour, et encore, les deux premiers c’était juste dans le bus entre Ngatea et Whitianga).

Il a fait extrêmement beau hier, faute de moyen de locomotion plus efficace j’ai pris le ferry qui relie en 2 minutes Whitianga et Cook’s Beach de l’autre côté de la Mercury Bay (l’histoire donc c’est que James Cook se serait arrêté dans la baie pour y observer Mercure, la planète). De la grève part un petit chemin ma foi fort sympathique qui conduit en haut d’une haute péninsule où se tenait un ancien pā (village fortifié Maori). S’il ne reste plus grand chose du pā c’était vraiment sympa, voyez plutôt :

 

Dernier rebondissement, le dernier séisme au Chili s’est traduit ici par une alerte au tsunami, il faut dire qu’entre les deux il n’y a que l’océan. Beaucoup d’océan cependant, les vagues, arrivées un peu avant minuit, (soit 14h en France) ne faisaient que 30 à 40 centimètres, c’était si ridicule qu’on n’a rien vu alors que l’hôtel est à 50 mètres de la mer. Dans l’histoire on notera quand-même que dans la journée, une école de la ville à reçu les informations, les à mal interprétées et à fait évacuer les enfants !

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