Chapitre 9 : Strawberry Fields Forever

The Beatles – Strawberry Fields Forever

En Nouvelle-Zélande comme ailleurs, vient un moment où l’argent ne tombe plus du ciel et où il faut bien travailler pour vivre (ou vivre pour travailler, c’est selon).

J’ai commencé à bosser dans les fraises lundi dernier, et comme c’est parti pour durer un petit moment, autant vous expliquer un peu ce que j’y fais. Les fraises sont cueillies chaque matin par les « pickers », passent par une chambre réfrigérée avant d’arrivée dans la « packhouse », où les « packers » vont trier et disposer les fraises dans leurs barquettes. Celles-ci sont ensuite acheminées vers les supermarchés, épiceries, ou encore pour l’export vers l’Asie.

Je travaille avec les packers à l’intérieur mais, l’établissement appliquant rigoureusement le modèle fordiste, j’ai une tâche bien précise : c’est moi qui dispose les fraises sur le tapis roulant, barquette après barquette. Mine de rien, ça demande une attention constante car je dois faire en sorte qu’il y ait assez de fraises pour tout le monde mais pas trop, et c’est à moi d’arrêter le tapis roulant en cas de problème.

Le fameux tapis roulant
Le fameux tapis roulant

C’est vous l’aurez compris assez simple et intellectuellement peu exigeant, et heureusement qu’il y a la radio (ou le MP3) pour faire passer le temps… Mais bon c’est payé au SMIC néo-zélandais, et par rapport aux pickers qui sont dehors tous les matins à 6h30 qu’il pleuve ou que le soleil brûle, on est plutôt bien lotis puisqu’on commence à 8h et qu’on est à l’abri. Seul bémol : la patronne est constamment avec nous, pas moyen de manger plus d’une ou deux fraises.

Pour l’instant, le printemps est à peine arrivé et on n’est donc qu’au début de la saison des fraises, aussi les journées sont assez courtes, entre 2 et 6h. Ça laisse pas mal de temps encore que j’ai su mettre à profit pour continuer de visiter des environs.

Jeudi, j’ai eu la chance de participer à une régate en voilier dans la baie d’Auckland avec le Ponsonby Cruising Club. C’est une association de passionnés de voile, et ils recherchent des aides d’équipage bénévoles pour les aider dans les manœuvres sur le bateau. Contrairement à Julien (grâce à qui j’ai eu le plan) j’ai une expérience proche de zéro, je n’ai donc pas énormément aidé mais c’était vraiment une super expérience !

On a donc fait le tour de la baie au départ de Ponsonby (juste à l’ouest de la City), jusqu’au pont de l’autoroute, puis Devonport et retour à Ponsonby.

Samedi, autre jour de congé, on est parti avec Kuki sur l’île de Waiheke, une des plus grandes îles au large de la ville et très prisée par les citadins qui y ont des résidences secondaires. L’île est tellement grande qu’une fois débarqués du ferry il faut prendre des bus, et encore, on a fait que la partie habitée (Ouest) de l’île, le temps nous aurait manqué pour aller dans l’Est. Mais une moitié à suffit pour en prendre plein les mirettes !

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Le Rangitoto vu à travers la vitre (sale) du ferry
Notre trajet sur l'île
Notre trajet sur l’île

Premier arrêt, Palm Beach, une petite plage d’où l’on a ensuite cheminé (en suivant en partie le « Te Ara Hura », sentier qui fait le tour de l’île en 5 jours) jusqu’au marché hebdomadaire qui se tient le samedi dans Belgium Street, quartier d’Ostend. On y trouve des hippies, des bouquinistes, de l’artisanat hippie, des Langos (pain frit hongrois pour lequel j’ai personnellement opté), des baclavas et un stand de crêpes tenu par des vieux hippies français. Une ambiance très sympa donc !

De là, un nouveau bus nous emmène vers Rocky Bay. On descend 2 arrêts avant : Kuki tient à visiter la maison d’un poète chinois, Gu Cheng, qui s’est pendu au 124, Crescent Street après avoir tué sa femme à coups de hache, en 1993. Belle ambiance.

Ensuite, on réemprunte donc le Te Ara Hura qui descend jusqu’à la plage de Rocky Bay, entre les vignobles de l’île et le parc de Whakakewa. On s’aventure également jusqu’à la venteuse pointe de la péninsule de Pohutukawa, avant de reprendre le bus en compagnie d’étudiants brésiliens en weekend, direction, Onetangi Beach (où se tient un mariage).

Enfin, l’heure du dernier ferry approchant, on reprend le bus jusqu’à Matiatia d’où part une petite marche jusqu’à l’entrée de la baie.

Le dimanche, ici, on bosse ! À 8h du matin, c’était l’heure du match, je veux bien sûr parler du glorieux France-Nouvelle-Zélande. On l’a donc écouté à la radio tout en travaillant. La France a perdu (et c’est peu dire), heureusement : la patronne avait menacé de me virer si on gagnait (elle rigolait… Je crois).

Voilà voilà, désolé si l’article était trop long mais c’est qu’il y en avait des choses à dire… Une petite dernière pour la route, prise hier à Red Beach près d’Orewa, et à la prochaine !

« 4 seasons in a day » qu’ils disent… Comme les bretons !

6 réflexions sur “Chapitre 9 : Strawberry Fields Forever

  1. Fatima

    Je vois que tu es toujours très occupé et j’avoue que la baie d’Auckland en voilier ça me laisse rêveuse! Nous on s’est contenté de faire les « pickers » de champignons à Comus, récolte très maigre, des pieds bleus et des rousseillous et ensuite les « packers » c’est à dire, moi-même, je les ai triés et fait cuire dans une omelette que nous avons partagé. Miam.

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