Chapitre 17 : Walking on the Moon

The Police – Walking on the Moon

(J’aurais peut-être dû vous mettre un album complet a ce compte parce que j’ai plein de trucs à vous raconter !)

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Autour de National Park

 

Il n’y a pas que le Tongariro Crossing à proximité de National Park ! Quand il fait beau, on profite des après-midis pour partir en randonnée. Le 13 Janvier, nous voilà partis pour les Tama Lakes,  au depart de la station de ski de Whakapapa, entre Ruapehu et Ngauruhoe :

 

Le 16, c’est une balade au départ du village : on emprunte d’abord le Fishers Track vers l’Ouest avant de bifurquer vers le Sud et les Tupapakurua Falls, perdues dans la jungle. Le chemin est plus long que prévu mais très depaysant !

 

Ces 2 semaines à National Park sont passées très vite, finalement il n’a pas été possible de faire la descente de la Whanganui River en canoë, pour des raisons essentiellement financières et techniques. Qu’a cela ne tienne, le mardi 19 me voilà parti pour 4 jours à Rotorua !

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La gare de National Park (d’habitude le Ruapehu est au fond c’est tout de suite autre chose)

 

 

C’est une ville extrêmement touristique. La ville est bâtie autour de sources chaudes au bord du lac Rotorua (qui occupe une ancienne caldeira, on est dans la prolongation des volcans du centre de l’île) et se situe à peu près au centre des nombreuses attractions de la raison, pour cette raison, on y trouve un nombre hallucinant de motels (la ville est surnommée Rotovegas) et de pièges à touristes : villages maoris, établissements thermaux, parcs à sensations fortes, et surtout les sources chaudes sont souvent privatisées,  il faut payer pour aller voir le geyser ou certaines curiosités géologiques…

 

J’avais réservé pour le mercredi un tour en bateau vers la White Island, une île volcanique qui m’avait l’air quand-même assez exceptionnelle. Les tours sont au départ de Whakatane, sur la côte de la Bay of Plenty, à 80 km de Rotorua, mais une navette peut venir chercher les passagers au départ de Rotorua (moyennant un supplément…). Seulement cette navette n’opère pas quand il n’y a qu’un seul passager, ce qui était mon cas. J’ai donc décidé de faire du stop !

Le plus long, particulièrement en Nouvelle-Zélande semble-t-il,  c’est de sortir de la ville… Après avoir marché une grosse demi-heure à la recherche du spot idéal, je rencontre un autre français qui fait lui aussi du stop dans la même direction, nous décidons d’essayer ensemble. Après 20 minutes d’attente, un homme, âge moyen, s’arrête, il ne peut pas nous amener très loin mais peut nous emmener à l’intersection, où plus de conducteurs iront dans notre direction. De là, après 5 minutes d’attente, un couple de retraités s’arrête et nous emmène jusqu’au lac Rotoma, où mon compatriote décide de s’arrêter pour aller piquer une tête. À peine une minute après être descendu de la voiture une autre s’arrête : c’est un étudiant en vacances cette fois-ci, de retour du lac Rotoiti (les lacs s’appellent tous pareil ici), il va justement travailler au Pak n’ Save de Whakatane et me dépose sur le quai. Au final, parti à 10h, je suis arrivé à midi, à temps pour le bateau qui part à 1h30. Bon, c’est toujours 200$ mais on peut se le permettre une fois dans un voyage !

 

Le retour à Rotorua est sensiblement plus compliqué ; le bateau rentre au port à 6h30, il reste donc 2h avant la nuit, mais le temps d’arriver a la sortie de la ville, il est 7h passées. À cette heure pas grand monde ne va à Rotorua : il faut une demi-heure avant que quelqu’un s’arrête. C’est un maori qui vient de finir le lycée et qui me dit que j’ai de la chance : il sort de la gym et d’habitude,  il reste chez lui en ville, mais aujourd’hui il rentre chez sa mère à Kawerau. C’est la première fois qu’il prend un autostoppeur. Il me laisse à l’intersection quelques 20 kilomètres plus loin.

Là j’attends assez longtemps et commence un peu à m’inquiéter quand 2 motards Maoris à veste à patches et visage masqué sortent en trombe du village tout proche. Heureusement un conducteur finit par s’arrêter 20 minutes avant la nuit. Il m’explique qu’il ne prend habituellement jamais d’autostoppeurs car c’est très mal vu là d’où il vient en Angleterre, mais qu’il a eu un cas de conscience en me voyant au crépuscule à la sortie de ce village où s’affrontent 2 gangs Maoris. La conversation se révèle très interessante, j’apprends notamment qu’il y a dans les 50% de Maoris à Rotorua et dans les 70% autour de Whakatane (beaucoup plus que dans le reste du pays), mais que ce ne sont pas les mêmes tribus. Celle de Rotorua est assez paisible et gagne pas mal d’argent grace au tourisme,  alors que celle de Whakatane est plus pauvre, plus belliqueuse et n’a jamais signé de traité avec les anglais. On parle aussi de cinéma, il travaille dans les effets spéciaux « à l’ancienne » et connait pas mal de choses sur les travaux des studios Weta (Seigneur des Anneaux, Avatar, les derniers « Planète des Singes ») basés à Wellington. Il me dépose près de mon auberge, j’espère l’avoir réconcilié avec le stop !

Le lendemain, un peu agacé par l’odeur de soufre et surtout par toutes les attractions payantes je me lance dans l’ascension du Mont Ngongotaha qui surplombe la ville. Je traverse au passage le Kuirau Park, où se trouvent les seules sources chaudes qui n’ont pas été captées par des hôtels ou des thermes (ou presque).

 

 

Au final, il faut marcher longtemps pour arriver au pied du volcan endormi mais l’ascension à travers la forêt primaire est sympa. La vue du sommet est voilée par la forêt mais on a quand-même quelques beaux points de vue dans la descente. Dommage que le plus beau des points de vue ait été privatisé par un restaurant… Je rentre à l’auberge fatigué et un peu déçu. La soirée rattrape la journée, on va boire quelques bières au Lava Bar avec un anglais et 2 allemandes qui dorment dans la même chambre, ils parlent un peu français !

Le lendemain, après avoir tourné autour pendant un bon mois, je me décide enfin à visiter Hobbiton. Le lieu de tournage du Seigneur des Anneaux, reconstruit en dur pour le Hobbit, coûte 79$ depuis Matamata où il est situé et 110 depuis Rotorua. 1h de route pour s’y rendre, le choix du stop est vite fait !

Je pars a 7h30 de l’auberge avec mon joli panneau dessiné la veille, mais il me faut marcher une heure pour atteindre l’autre sortie de la ville (20 000 habitants…). Une fois là-bas une femme en déplacement professionnel vers Putaruru me prend et me conduit à la jonction avec la route de Matamata. Un autre homme qui va avec son enfant à Auckland me prend 10 minutes plus tard pour me conduire au centre-ville de Matamata,  d’où je peux prendre la navette de 10h15 pour Hobbiton.

Hobbiton c’est donc assez cher pour ce que c’est mais quand on est fan du film comme moi c’est quand-même assez incroyable de se retrouver dans les décors du film, devant la maison de Frodo!

 

 

Pour le retour, je demande au conducteur de la navette de me laisser au parking d’Hobbiton, où se garent les visiteurs motorisés. Au final c’est moins rapide que je le pensais, je n’ai plus mon panneau et la plupart des gens qui s’arrêtent ne vont pas à Rotorua. Un jeune couple finit par s’arrêter qui va à Taupo et peut me déposer à Tirau,  sur la nationale. Jeune couple d’octagénaires : une néo-zélandaise et un canadien qui se sont rencontrés il y a 8 ans au Portugal,  et passent depuis leurs étés en Nouvelle-Zélande et leurs étés au Canada ! Ils sont tellement sympa qu’ils me payent le lunch à Tirau : une kumara (patate douce locale) garnie.

La conductrice suivante est une arboriste allant faire du vélo de montagne à proximité de Rotorua. Il se trouve qu’elle ne va pas très loin de l’endroit où je comptais aller dans l’après-midi, la Redwoods Forest, elle me dépose sur le chemin qui y mène vers 3h.

La Redwoods Forest c’est une grande forêt de haut conifères au Sud de Rotorua, beaucoup de pins et quelques majestueux séquoias. Le problème c’est que c’est gratuit certes mais tout aménagé pour faire payer les touristes, avec balades dans les arbres et boutique de souvenirs… Pile là où sont les séquoias ! Je marche un peu,  c’est quand-même très agréable d’être à l’ombre quand on a fait du stop toute la matinée sous un soleil de plomb. J’avais dans l’idée d’aller au Blue Lake mais il est vraiment trop loin et la fatigue commence à se faire sentir,  je rentre donc à l’auberge via la Sulphur Point.

 

Et nous voici le lendemain, Samedi 23 Janvier, je viens d’arriver à Taupo (au bord du lac) où je vais rester 2 nuits avant de partir pour Napier. J’ai réservé les 2 billets de ferry pour l’île du Sud : nous y débarquerons avec Ren le 31 Janvier !

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